Festival des Solidarités 2018 : le vivre ensemble

texte de présentation lors de la journée Emmaüs du 24/11 Par Philippe Savoye
jeudi 6 décembre 2018
par  Philippe Savoye

Tout d’abord, merci à l’association Emmaüs, aux compagnons, de s’associer une nouvelle fois au Festival des solidarités, mais ce n’est pas une surprise, car cela se situe dans les gênes de l’association. Merci aussi à Toutes et Tous qui animeront cet après-midi : la « Famille Too Cooleur » comme elle se nomme dans la diversité de ses membres, les jeunes du collège Simone de Beauvoir, ceux des Pupilles de l’Air, de la MJC de Crolles, de la MPT pour Tous de Biviers. La diversité de ces acteurs, symbolisent le vivre ensemble, leur jeunesse l’avancée vers un monde de partage. La solidarité se conjugue au présent de l’affirmatif, jamais au conditionnel… La solidarité se vit dans une approche concrète où l’humain est au centre, la rencontre dans la différence, le partage tangible, l’échange où chacun apporte à l’autre mais surtout où chacun apprend de l’autre, reçoit de l’autre, où l’enrichissement est mutuel. Sarte disait « Pour aimer les Hommes, il faut détester fortement ce qui les opprime ». Je ne suis pas un philosophe, mais soyons lucides sur les causes qui nécessitent de renforcer jour après jour la solidarité : les inégalités (qu’il s’agisse des plus monstrueuses : 85 personnes possèdent autant que la moitié de l’humanité et de celles qui jonchent le quotidien, ici en France ou ailleurs), les injustices, la présentation de la différence comme une adversité, la peur de l’autre, les discours ségrégatifs, que cela soit ici, mais aussi dans tous les pays où nos associations accompagnent des populations. Comme l’exprime une association « soutenons les peuples, pas les dictateurs ». On ne peut dissocier ce qui se passe ici et ailleurs aux quatre coins du monde. Nous sommes dans un monde qui est devenu « un village » comme disent certains, tout ce qui se passe chez nous a des répercussions bien au-delà de nos frontières. Ce qui se passe au Brésil, au Togo, sur l’autre rive de la Méditerranée, comme dans chacun des pays, prend sens chez nous et a des conséquences. Soyons constructifs et vigilants, chaque action, chaque propos, chaque démarche est porteur de sens. Je voudrais clore, en citant Cédric Herrou, ce militant de la Roya près de Nice (et qui sera présent mardi au cinéma de Pontcharra lors de la présentation du film « Libre » qui lui est consacré). J’ai construit ma ferme, mon exploitation agricole au début de mes vingt ans. J’y ai construit mon idéal de vie, basé sur le respect de la terre et de l’Homme. Le rêve de mes 10 ans, un havre de paix, une terre où je serai libre. Les années sont passées, les récoltes, les saisons se sont succédé... En 2015 les tempêtes guerrières et dictatoriales ont rejeté sur les rives de mes terres la réalité d’un monde que je fuyais depuis mon plus jeune âge. J’aurais pu faire comme tout le monde, nier l’évidence. J’aurais pu garder ma porte fermée mais je l’ai ouverte, simplement, par devoir d’hospitalité montagnarde. Les montagnards sont comme les marins. Ils sont émerveillés par leur milieu naturel mais le devoir de secourir dépasse l’idéologie politique, religieuse ou la conscience personnelle. C’est le devoir de l’Homme qui respecte la mer ou la montagne de défendre son semblable de ses dangers. Sachons, comme Cédric, comme l’association Emmaüs et ses communautés, mais aussi comme beaucoup d’autres, ici dans le Grésivaudan, là-bas à travers le monde, conjuguer chaque jour le mot « solidarité » à l’indicatif du présent !


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